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Article posté le : 11 04 2008  Auteur : François Olliet
La Roche-Fendue

I) Historique et présentation

Le crêt de Châtillon domine la vallée du doubs et la cluse que forme la rivière en recoupant le chaînon du Lomont. L'éperon rocheux séparé du reste de la vire par une profonde crevasse porte le nom de Roche-Fendue.

La flore de cette station fut déjà remarquée au XIXe siècle par le botanista montbéliardais Charles Contejean (Bull. Société d'Emulation de Montbéliard, Enumération des plantes vasculaires des environs de Montbéliard, 1854). La nidification du faucon pélerin sur le site, justifie quant à elle son intérêt fauinistique.

Par ailleurs, la qualité du calcaire rauracien et les difficultés variées qu'offre la paroi en ont fait une localité très recherchée comme terrain d'exercice par les adeptes des sports d'escalade.
Ce contexte fut à l'origine des difficultés et des malentendus qui survinrent lors de la mise en réserve du site.

En 1984, un protocole d'accord établi entre les naturalistes de la Société d'Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard et les grimpeurs du Club Alpin Français et du groupement Audincourtois de Haute Montagne prévoyait, dans un soucis de conciliation, d'exclure la Roche-Fendue du projet de protection des biotopes du faucon pélerin en Pays de Montbéliard.

Cependant, à la demande des propriétaires du site, les précédentes dispositions furent reconsidérées et, dès 1986, la Société d'Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard devint locataire des parcelles sises "Sous la Clochère" dans le but de les placer sous le statut de réserve naturelle volontaire, pour favoriser la préservation des différentes espèces floristiques et faunistiques protégées sur le plan national.
Un bail, consenti au titre du franc symbolique, fut signé à l'office notarial de Pont-de-Roide par Roger Groell en qualité de président de la Société d'Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard, Denis Lallemand et Juliette Cuenot, propriétaires des terrauins considérés.

La nouvelle réglementation des lieux fut portée à la connaissance des diverses associations sportives utilisatrices éventuelles du site. Elle fut respectée pour l'essentiel exceptés quelques grimpeurs irréductibles...déjà en infraction avec l'arrêté préfectoral du 19 avril 1985 concernant la protection des biotopes du faucon pélerin dans le département du Doubs.

Depuis la signature du contrat de mise en réserve par la Société d'Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard, de nombreuses observations et études ont été réalisées par certains de ses membres :

- études spéléologiques par C.Paris (Bull. SHNPM, 1988)
- études géologiques par D.Nardin (Compte redu d'excursion du 24-3-1990)
- études bryologiques par J.C.Vadam (Compte rendu d'excursion du 24-3-1990)
- études botaniques et phytosociologiques par C.Antony et J.C.Vadam (Comptes rendus d'excursions de 1988 à 1990)
- études des coléoptères par A.Artéro (Compte redu d'excursion du 24-3-1990)
- études des lépidoptères nocturnes par M.Burgunder (Bull. SHNPM 1990, 1992)
- inventaires avifaunistiques par G.Contejean
- inventaires herpétologiques par G.Contejean
- observations mammalogiques par P.Moesch en 1988 et G.Contejean en 1993

 

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II) La végétation forestière et les groupements inféodés

2.1) La forêt en ubac
Dans cette hêtraie fraîche en exposition N-NE, le hêtre règne en maître, avec des futs réguliers et très longs ; l'érable sycomore et le frêne élevé y sont fréquents, mais le charme très rare.
Les bryophytes sont peu fréquentes au niveau du sol : elles ne prennent une véritable importance que sur les rochers calcaires à l'affleurement.
Les muscinées corticoles sont, elles aussi, très peu abondantes.
Les espèces saprolignicoles sont encore plus mal représentées.

2.2) La forêt de l'adret
Dès franchi le sommet de l'anticlinal, l'aspect de la forêt change brusquement avec l'orientation S-SO, faisant place à un taillis relevant de la chênaie thermoxérophile. Le chêne pubescent (Quercus pubescens) souvent mal caractérisé est accompagné du chêne sessile (Q.petraea) et de leur hybride Q. x streimi. La strate arbustive est fournie, le tapis herbacé très dense.
La présence des genévriers et des phanérogames prairiales peut faire penser que ce type forestier s'est reconstitué à partir de pelouses maigres autrefois pâturées de manière extensive, puis laissées à l'abandon.



III) Les végétations rupicole et prairiale

3.1) La végétation saxicole de la paroi verticale de la corniche
A l'extrémité de la corniche, dans les fissures de la paroi s'installent des espèces rupicoles qui réalisent le Drabo-Daphnetum alpinae (Chouard 1962) Royer 1972.
La végétation bryophytique est représentée par l'Encalypto streptocarpae-Fissidentetum cristati Neumayr 1971.

3.2) La pelouse maigre
Le replat sommital est occupé par une petite pelous xérique, le Coronillo-Caricetum humilis Richard (72) 75.

3.3) Le manteau arbustif
Une végétation buissonnante envahit la pelouse et la condamne à terme à la disparition ; elle montre des caractères thermophiles et correspond au Cotoneastro-Amelanchieretum Fab. 1936.

3.4) La couverture lichéno-muscinale du rebord de la corniche
Dans les lacunes de la couverture phanérogamiques de la pelouse xérique en bordure de corniche s'installent des lichens et des bryophytes héliophiles qui réalisent une association calcicole thermo-xérophile typique des dalles rocheuses subhorizontales à l'affleurement, le Grimmietum orbicularis All. ex Dem. 1944.
A l'abri des bosquets de chêne, aux endroits plus humifères, la végétation muscinale devient luxuriante en réalisant un individu d'association du Pleurozietum schreberi Wisn. 1930.



IV) Le vallon du Bief

4.1) La végétation du fond de vallée
Les pâturages qui nourissent des vaches de race montbéliarde, relèvent du Lolio-Cynosuretum Tx. 1937. Puis la couverture forestière fait son apparition. Il s'agit d'un Scillo-Carpinetum Rameau 1974, sous forme d'un taillis assez dense, qui n'a pas fait l'objet d'étude approfondie, car cette formation est très commune à l'étage collinéen.
Au bord du sentier, de petits affleurements de calcaire de la Dalle nacré, ombragés et humides sont colonisés par des bryophytes rampantes et stolonnantes qui constituent des éléments de Cirriphylletum vaucheri Poelt 1954.
Les bords du ruisseau abritent une végétation cryptogamique tufigènes des eaux carbonatées, le Cratoneuretum commutati Gams 1927 avec Cratoneurum commutatum et Brachythecium rivulare.

4.2) La formation forestière dominante
Le type forestier dominant en remontant le vallon est à nouveau le Cardamino heptaphylli-Fagetum sylvaticae (Moor 1952) Th. Müll. 1966

4.3) La forêt d'éboulis de pente
Dans le haut du thalveg, les éboulis calcaires mobiles ne permettent guère l'accumulation de terre, la végétation évolue vers le Phillitido-Aceretum Moor 1945, mais le ravin reste trop largement ouvert pour que l'érablaie à scolopendre s'épanouisse pleinement.
Quant à la formation forestière qui occupe le fond de la combe s'ouvrant à l'ouest en direction de Châtillon-sous-Maîche, elle peut être rapportée à une érablaie à Ail des ours, où le sol profond et bien alimenté en eau devient un peu asphyxique.

4.4) La végétation du pied de la falaise
Au pied de la falaise et aux abords des creux sous-roche, lieux de passage de la faune sauvage, se développe une végétation nitratophile réalisant une forme particulière de l'Epilobio-Geranietum robertiani Lohm. in Oberd. et al. ex Görs et Müller

4.5) La végétation de la paroi verticale et des surplombs
Les surplombs et les rochers de la paroi calcaire hébergent des chasmophytes qui réalisent une variante de l'Asplenio-Cystopteridetum Oberd. 1936, introgressé par des éléments de pelouse venus de la partie sommitale.
Sous le surplomb de l'abri sous-roche, la petite population de la Capillaire à pétioles épais est presque pure ; elle constitue la plus belle station de ce taxon dans notre région.
Sur les zones suivantes s'installent quelques coussinets d'Eucladium verticillatum.

4.6) Le lit supérieur du Bief
Sur les pierres du lit du torrent une association muscinale, l'Oxyrrhynchietum rusciformis Gams 1927 ex v. Hubschm. 1953 est caractérisé par Rhynchostegium riparoides.

 

V) Bilan phytosociologique

Les différents groupements constituent un bon exemple d'un ensemble forestier neutro-calcicole de l'étage collinéen supérieur à submontagnard dans la chaîne jurassique. La transition entre la hêtraie à Dentaire d'ubac et la chênaie pubescente d'adret, que l'on peut observer au sommet de l'anticlinal, est d'un intérêt pédagogique remarquable. Le changement brutal d'ordre phytosociologique (passage des Fagetalia aux Quercetalia pubescenti-petrae est bien illustré) tant par le sol, la couverture herbacée, la strate arborescente et arbustive, que par l'ambiance générale.
La forêt de thalweg du Bief offre à considérer des transitions régulières, à partir d'un Carpinion betuli calci-neutrophile frais, progressivement remplacé par les éléments du Fagion sylvaticae, du Tillio-Acerion ou du Lunario-Acerion ; les nuances étant toutefois moins nettes et moins interprétables que dans la forêt du sommet de l'anticlinal. L'aspect pédagogique est ici beaucoup moins évident.

 

VI) Les cécidies observées

  • Sur chêne : Macrodiplosis dryobia F. Löw
  • Sur hêtre : Mikiola fagi Hrg.
  • Sur érable : Pediaspis aceris Förster, Eriophyes macrorhynchus Nal.
  • Sur germandrée petit-chêne : Phylloctopes teucrii Nil.
  • Sur saule : Pontonia vesicator Bremi
  • Sur ronce : Diastrophus rubi Hartig.
  • Sur amélanchier : Gymnosporangium clavariaeformis f. amelanchieris Erikss.


VII) Les champignons observés

  • Agrocybe praecox (Pers. : Fr) Fayod : espèce saprophyte vernale relativement fréquente dans le Carpinion betuli et le Fagion sylvaticae.
  • Rickenella fibula (Bull. Fr.) Raith. : assez commune dans les groupements muscinaux des Brachythecietalia rutabulo-salebrosi Marst. 87 et des Dicranetalia scoparii Barkm. 58.
  • Coprinus disseminatus (Pers. : Fr) S.F.Gray. Toujours en grandes troupes sur les souches et le bois mort. Saprophyte répandu aux affinités nitratophiles.
  • Collybia platyphylla (Pers. : Fr) K. et P. saprotrophe qui couvre l'ensemble des Querco-Fagetea.
  • Polyporus squamosus Fries. Saprophyte et parasite de faiblesse dans les Fagetalia sylvaticae.
  • Polyporus badius (Pers. : S.F.Gray) Schw. Saprophyte aux affinités hygrophiles dans les Fagetalia.
  • Crepidotus variabilis (Pers. : Fr) Kummer. Saprophyte dans l'ensemble des Querco-Fagetea.
  • Ganoderma applanatum (Pers. : Walr.) Pat. Saprotrophe et parasite de faiblesse - ensemble des Querco-Fagetea et même des Vaccinio-Piceetea.
  • Fomitopsis pinicola (Fr.) Karst. Saprotrophe et parasite sur feuillus et conifères. Assez fréquent dans le Fagion ; semble avoir son optimum dans la hêtraie-sapinière.
  • Bjerkandera adusta (Fr.) Karsten. Saprophyte de tous les groupements des Querco-Fagetea.
  • Polyporus lepideus Fries. Saprotrophe hivernal et vernal - Querco-Fagetea.
  • Mycena renati Quélet = Mycena luteoalcalina Singer. Saprotrophe rare croissant en troupe sur Fagus sylvatica dans les groupements hygrophiles et confinés d'ubac du Carpinion betuli et du Fagion. Rareté de la flore franc-comtoise.



VIII) Pédologie : les quatre types de sols rencontrés

Un bel échantillonage de sols calci-magnésiques est aussi offert à l'observation de part et d'autre du site de la Roche-Fendue.

  • Une rendzine humifère à complexe argiles - Ca Co3 - humus stable sous la chênaie pubescente - sol relativement peu évolutif à cause d'une évapo-transpiration importante (expositions sud, faible canopée) ; la densité de la starte herbacée et l'omniprésence du calcaire (rochers + cailloux) empêchant toute dissolution des carbonates. Les pH mesurés sont compris entre 6,5 et 7,0.
  • Les éboulis instables des pentes fortes (fon du thalweg) induisent un sol humo-calcaire qui est toujours saturé en carbonate par les apports de l'amont. L'humification est bloquée par le calcaire actif, si bien que l'horizon A1 est très développé en gros grumeaux noirs qui collent aux doigts. il n'y a en fait, dans ce sol, qu'un seul profil A1, formé du mélange des grumeaux (argiles - CaCo3 - composés humiques) mêlé aux cailloux de toutes tailles. Ce profil peut être très profond (20 cm à 1,20 m).
  • Sol humo-calcique : ce type de sol que l'on rencontre enbas des fortes pentes, s'établit sur les éboulis stabilisés. L'horizon A0 est constitué de gros agrégats noirs moins décarbonatés. Les cailloux sont localisés dans l'horizon humifère grumeleux actif A1.
  • Au sommet de l'anticlinal (hêtraie d'ubac), le sol est brun calcaire (zone des rochers) et brun calcique (bas de la pente). Le premier contient encore du calcaire actif, tandis que le second a déjà subi une dissolution des carbonates. Le couvert important des arbres, et une humidité quasi constante provoquent la dissolution et l'entrainement des carbonates en profondeur. Il y a de moins en moins de calcaire actif dans un horizon B - Profil A (B) C. C'est le début du processus de brunification. les pH mesurés sont plus acides (valeur moyenne 5,5) que sur le versant sud, traduisant peut être l'influenece acidifiante de la litière.

Compte tenu des conditions météorologiques lors de l'étude, les mesures de potentiel hydrique et de température du sol ne sont pas exploitables.

 

XIX) Notes de zoologie

8.1) Entomologie
La chenille velue de l'Ecaille fermière (Epicallia villica) a été observée sur l'Epervière piloselle et Tritoma bipustulata F. (Coléoptère) a été recueilli sur les polypores.
Le 5 août 1989 ont été inventoriés sur le site de la Roche-Fendue divers lépidoptères : 19 espèces de Noctuidae, 26 de Geometridae, 5 d'Arctiidae, 1 de Lymantriidae, 1 de Thaumetopoeidae, 1 de Pterophoridae, 5 de Tortricidae, 3 d'Oecophoridae, 8 de Pyralidae, 1 d'Alucitidae, 1 d'Elaschistidae et 1 de Lyonetidae (cf. Bull. SHNPM 1990 : 130-136).
En 1992, furent indiqués encore deux espèces de Drepanidae, 3 Crambidae, dont une non décrite, et 1 Gelechiidae pour les microlépidoptères.
Par ailleurs sur le site de la Roche-Fendue ont été observés divers coléoptères (6 Carabidae, 1Silphidae, 1 Coccinellidae, 1 Cucujidae, 1 Byrrhidae et 3 Chrysomelidae), espèces consignées dans le compte-rendu du 24 mars 1990 (archives de la SHNPM).

8.2) Herpétologie : observations du 28/02/1989

  • Vipère aspic (Vipera aspis) : 1 individu d'environ 1 an rencontré sur le versant sud.
  • Salamandre (Salamandra salamandra) : 1 individu au pied de la falaise.

8.3) Aperçu avifaunistique de la Roche-Fendue (bilan dressé par G.Contejean)
La localisation des observations mentionnées ci-dessous n'est pas circonscrite uniquement aux milieux purement rupestres mais englobe un secteur qui comprend l'ensemble de la Roche-Fendue, du Creux de Vaux, de la côte du Ban, le village de Bief etles prairies avoisinantes.
Le faucon pèlerin (Falco peregrinus) est sans doute le fleuron de ce site. sa présence hors saison de reproduction y est très régulière. Par contre, ces dernières années, il a abandonné le site pour nidifier dans les falaises périphériques. Il s'agit, peut être, d'une conséquence des dérangements liès à la pratique illégale de l'ecalade dans ce secteur.
Aux environs immédiats de la falaise, se constate les nidifications de la buse variable (Buteo buteo), du milan royal (Milvus milvus) et du milan noir (Milvus migrans). La bondrée apivore (Pernis apivorus)a également pu être observée durant la saison favorable. Des observations de l'épervier d'Europe (Accipiter nisus), bien que fugitives, ne sont pas rares ainsi que celles de l'autour des palombes (Accipiter gentilis) en parade nuptiale.
Cependant, l'absence du faucon crécerelle (Falco tinnunculus) dans la falaise principale est compensée par une présence certaine dans le secteur immédiat.
Le grand corbeau (Corvus corax) et le faucon pèlerin sont les éléments typiques de ce milieu. Le premier, nicheur régulier, a été vu à plusieurs reprises, "pirater" les proies du faucon pèlerin et les accrochages ne sont pas rares entre ces deux locataires.
Les choucas des tours (Corvus modendula) y nichent également et la colonie peut être estimé à une bonne dizaine de couples ; corneille noire (Corvus corone) et corbeau freux (Corvus frugilegus) y trouvent leur comptant à proximité.
A noter également la présence de la pie bavarde (Pica pica), du geai des chênes (Garrulus glandarius), de l'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris), du pigeon ramier (Columba palumbus) et de la tourterelle turque (Streptopelia decaocto).
La chouette hulotte (Strix aluco) est répertoriée dans le site, tandis que la chouette effraie (Tyto alba) est notée dans les environs immédiats du village de Bief.
Le coucou gris (Cuculus canorus) est un chanteur régulier ; du les pics épeiches (Dendrocopos major) et pics verts (Picus viridis) se signalent par leurs chants et tambourinages.
Dans le village de Bief et l'ensemble du secteur, se trouvent l'hirondelle de cheminée (Hirundo rustica), la bergeronette grise (Motacilla alba), le rouge queue noir (Phoenicurus ochuros), le rouge-gorge (Erithacus rubecula), le merle noir (Turdus merula), la grive draine (Turdus viscivorus), la grive musicienne (Turdus philomelos), la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), le cincle plongeur (Cinclus cinclus), le troglodyte (Troglodites troglodites), le grimpereau des bois (Certhia familiaris), la sitelle torchepot (Sitta europea) en hivernage, et parfois jusqu'en avril, le tichodrome échelette (Tichodroma muraria).
Les mésanges charbonnières (Parus major), bleue (Parus caeruleus) et nonette (Parus palustris) sont habituelles, sans oublier, les présences du gros bec (Coccothraustes coccothraustes), du pinson des arbres (Fringilla coelebs), du verdier (Carduelis chloris) et du moineau domestique (Passer domesticus).
L'observation du pouillot de Bonelli (Rhylloscopus bonelli) mérite une mention particulière.
De cet inventaire sommaire, il faut retenir que le site de la Roche-Fendue, par sa configuration, attire les grands rapaces qui y trouvent les ascendances nécessaires à leurs évolutions ; il se situe également sur de nombreux trajets migratoires (Etudes des migrations post-nuptiales aux Roches de Pont-de-Roide, bull. SHNPM 1989-1990).
Pour ces raisons, cette station mérite amplement les mesures de protection dont elle fait l'objet et demanderait un suivi exhaustif que seul le manque de temps n'a pas encore permis.

8.4) Quelques observations mammalogiques (bilan partiel par P.Moech)
Recherche de traces dans la neige :
Le 26 novembre 1988, l'épaisseur de neige est d'environ 10 cm, la dernière couche (4 cm) est tombée le 23 novembre.
Deux traces de renard (Vulpes vulpes) au pied de la roche ainsi que de nombreux pas de martre (Martes martes) ont été découverts.
A la partie superieure, aucune trace visible sur la plate-forme isolée par la faille ; mais à nouveau une trace de renard et d'autres martres vers le sommet accessible.
Il semble qu'un unique renard ait pu faire ces empreintes, de même qu'un seul spécimen de martr, malgré les nombreuses traces remarquées.
Il est fort possible que cette martre possède un terrier dans les nombreuses petites failles de la falaise.
Dans les environs immédiats, il a été recensé les pas d'une belette (ou peut-être hermine).
Par ailleur, un specimen de blaireau (Meles meles) a été trouvé mort sur la route de Châtillon et la présence du chat sauvage (Felis silvestris) y est attesté.

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